MISERE DE LA CULTURE – CULTURE... DE LA MISERE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par CGT VILLE DE LILLE   

La ville de lille déploie depuis plusieurs années un fort activisme culturel avec la multiplication des lieux et des événements ( Lille 3000, Maisons folie, Gare saint sauveur…). Cette politique délibérée a également une ambition plus triviale et moins avouable, celle d’attirer vers notre commune une population plus « classe moyenne supérieure » grande consommatrice de culture « spectaculaire ».

Ce développement de l’activité culturelle ne pouvait à priori que nous enthousiasmer si il n’était hélas synonyme d’emplois précaires, de salaires de misère, d’horaires et conditions de travail de plus en plus contraignantes et enfin de privatisation de la gestion de ces nouveaux équipements. 

 

              AU PALAIS DES BEAUX ARTS , établissement public …Pour combien de temps encore ? ( Alors que notre maire et présidente de LCMU, privatise aujourd’hui le personnel du musée d’art moderne.).

Il faut citer la situation scandaleuse des guides conférencières et plasticiennes véritables soutiers de la culture, qui assurent les visites guidées et les ateliers. Ces activités centrales, sont assurées par des agents ayant statut de vacataires, pour la plupart depuis plus de 13 ans : une véritable institutionnalisation de la précarité. Rémunérées à la tâche ( préparation non incluse) sur le pont tous les jours y compris dimanches et jours fériés, pour s’assurer un salaire misérable ne permettant pas de vivre décemment. Pour achever le constat d’une totale insécurité professionnelle, ces collègues ne bénéficient ni de congés payés ni d’arrêts maladie pris en charge,

                  Pour le petit personnel titulaire, autres soutiers de la culture, leur présent s ‘assombri également…A la ville de Lille, il fut une époque (aujourd’hui paraissant fort lointaine) de progrès social, c’est ainsi que chaque agent de la collectivité bénéficiait d’une sixième semaine de congés. Cette époque est aujourd’hui révolue ! Sous l’effet conjugué de l’annualisation et de l’éclatement des horaires, un grand nombre d’agents se retrouve en dessous des 5 semaines de congés, communes depuis 1981 à l’ensemble des salariés du public comme du privé.

                   Autre grande régression : aux agents du Palais des beaux arts travaillant 1 week-end sur 2 et l’essentiel des jours fériés, l’administration octroyait royalement et mensuellement une indemnité forfaitaire de « solde de tout compte » de moins de 50 euros net. Ceux qui il y a quelques mois à peine, avaient des propos forts d’indignation légitime face à la loi du gouvernement banalisant le travail du dimanche, votant en conseil municipal des motions de condamnation de la loi inique, suppriment aujourd’hui aux agents cette maigre indemnité.

 

 Nous ,agents du Palais des beaux arts demandons :

-       La fin des emplois précaires

-       Le retour d’un droit à congés équitable pour tous les agents

-       La reconnaissance  de la pénibilité lié au travail des dimanche et jours fériés ,avec l’augmentation du régime indemnitaire et une bonification des jours de congés.

 

 
 

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